Le IBM CEO Study 2012 présenté en grande primeur à C2-MTL

C2-MTL

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La journée d’ouverture de C2-MTL a été marquée par le dévoilement du IBM CEO Study 2012. Cette étude biennale sonde des dirigeants d’entreprises dans le monde afin de saisir les tendances du moment en gestion des affaires. Cette année, des entrevues ont été menées auprès de plus de 1700 acteurs du milieu. Marc Chapman, associé délégué aux services d’affaires mondiaux chez IBM, est venu présenter les résultats de la recherche à la foule enthousiaste rassemblée dans le New City Gas à Montréal.

Les résultats de la recherche s’articulent autour de trois grands pôles d’orientation stratégique que les dirigeants interrogés jugent cruciaux dans l’évolution de leurs entreprises au cours des prochaines années.

  1. Transfert de pouvoir aux employés : Il importe d’abord, selon eux, de remettre une certaine part du pouvoir entre les mains des employés en les encourageant à s’approprier les valeurs de l’entreprise. Cela découle de la nécessité grandissante de décentralisation. Ce phénomène, porté par les médias sociaux, incite l’ensemble des salariés d’une entreprise à partager et incarner la mission et de la vision de leur employeur.
  2. Personnalisation des masses (relation client) : Le IBM CEO Study 2012 indique également que, pour favoriser un engagement plus grand des consommateurs, les marques ont tout intérêt à s’adresser à ces derniers en tant qu’individus et non à les percevoir comme une masse indistincte. Par ailleurs, l’étude révèle que les PDG interviewés prévoient une croissance de l’ordre de 256 % de l’usage des médias sociaux dans l’interaction avec les consommateurs, et ce aux dépens des canaux « traditionnels » de communication.
  3. Enfin, l’étude suggère que l’innovation devrait être abordée de manière ouverte, misant sur des partenariats nombreux qui se situent au-delà l’organisation, voire même avec les concurrents. Cette « coopétition » serait, selon Chapman et son équipe, particulièrement pertinente dans les phases en amont de l’exploration, de la recherche et du développement. Seulement 4 % des PDG considèrent que leur organisation sera capable de poursuivre ses opérations en misant uniquement sur des ressources internes. Cette dernière recommandation est probablement moins facile à intégrer pour les leaders ; le marché des affaires étant très compétitif, la tendance a longtemps été aux brevets, aux droits d’auteurs et autres secrets industriels. Cependant, les résultats recueillis par IBM laissent plutôt croire qu’au contraire, les entreprises auraient tout à gagner à être plus ouvertes et à oser des collaborations inusitées.

Les trois constats du IBM CEO Study 2012 ont pour dénominateur commun de mettre les gens au centre du succès potentiel des entreprises. La tendance s’oriente désormais vers une philosophie où les employés sont porteurs de valeurs de l’entreprise, où les individus s’approprient les marques et les produits, eux-mêmes idéalement personnalisables, et où les relations humaines sont tissées à l’aide de la collaboration et de la co-création.

—Gabrielle Madé, Brigade de veille FMC

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“It’s a wrap!”

Le festival a pris fin mercredi soir avec la remise des Interactive Rockies et le traditionnel Great Canadian Barbecue, toujours un grand moment de la semaine (quoique cette fois quelque peu assombri par la victoire des grands méchants Bruins…).

Encore une fois, les projets canadiens ont fait très bonne figure au palmarès des Rockies, remportant 4 des 7 statuettes remises mercredi.  En plus de voir ses projets Sacrée Montagne et Welcome to Pine Point récompensés, l’Office National du Film (ONF) s’est vu remettre le prix d’excellence en programmation interactive (Award of Excellence in Interactive Programming) des mains de Catalina Briceno, directrice, veille stratégique du CMF : « Après 72 ans de création, plus de 13 000 productions et 5000 prix, on pourrait croire que l’ONF se serait assis sur ses lauriers… Mais au contraire, il continue de se dépasser. »

Notre équipe quitte Banff aujourd’hui et sera de retour à ses bureaux de Montréal et Toronto dès lundi.  Merci aux centaines de lecteurs qui nous ont suivi quotidiennement ces derniers jours.  Demeurez des nôtres au cours des prochaines semaines pour d’autres analyses et rapports inspirés par notre passage à Banff, et n’hésitez pas à nous écrire!  Nous avons hâte d’entendre parler de vous.

Des prix, des prix!

S’il est un événement particulièrement reconnu pour la richesse de ses conférences, le Banff World Media Festival est également l’occasion de souligner l’excellence en production télévisuelle et numérique.

Encore une fois cette année, les projets canadiens font bonne figure au palmarès des “Rockies”…. et parmi les projets canadiens,  les projets financés par le Fonds des Médias du Canada (FMC) font très bonne figure:  sur 33 projets canadiens en nomination cette année dans les catégories “Fiction” et “Non-Fiction”, 23 sont soutenus par le FMC.

Les remises de prix se poursuivent chaque soir jusqu’à la fin du Festival, mais les récompenses dans les catégories “Fiction” et “Non-fiction” ont déjà été attribuées. Plusieurs émissions produites au Québec ont été récompensées, dont lol, 19-2, Un gars le soir et L’Horrorarium.

Bravo à tous les gagnants!

Christian Laurence, Marie-Ève Fortin et Éric Dupuis de "L'Horrorarium". (All rights reserved, Achilles Media)

OTT: Qu’est-ce que c’est?

This post will soon be available in English.  Stay tuned!

Le programme de conférences offert dans le cadre du Banff World Media Festival est tellement dense qu’il est ardu de sélectionner les séances auxquelles assister.   Pourtant, d’une session à l’autre, on voit clairement se profiler certains grands thèmes et je me promets de vous résumer ce qui semble être les enjeux de l’heure pour les acteurs du secteur canadien de la production et de la diffusion de contenus dès le festival terminé.

Il est difficile d’attendre, cependant,  avant de démystifier l’acronyme le plus populaire de l’événement: “OTT” — pour “Over-The-Top television” ou “Over-The-Top content”.  Souvent galvaudé, ce terme demeure encore nébuleux pour plusieurs.

OTT fait généralement référence à la télévision distribuée sur Internet, peu importe la technologie utilisée.  Ainsi, on y regroupe l’ensemble des services de VSD en ligne (vidéo sur demande), de terminaux numériques (tels Apple TV, Boxee ou Google TV) et les services de streaming vidéo (tels Netflix).

Comme son nom l’indique, les services OTT viennent s’insérer “par-dessus” des infrastructures de transmission existantes, que ce soit les réseaux de lignes téléphoniques, les réseaux sans-fils ou la bande passante.  Autrement dit, les services OTT ne contrôlent pas le réseau et n’ont pas à payer pour son développement et son entretien, mais ils l’utilisent pour livrer leurs services.

Lors de la présentation du panel Canadian Media Leaders: State of the Nation qui réunissait les hauts dirigeants des principaux câblodistributeurs et radiodiffuseurs venus discuter de l’écosystème de diffusion de contenus média au Canada, les problématiques liées aux services OTT ont été au centre du débat.  L’évolution rapide des offres OTT, plus particulièrement depuis l’arrivée en septembre 2010 de Netflix au Canada, inquiète beaucoup les câblodistributeurs et les radiodiffuseurs:

  • Câblos et télédiffuseurs ont rappelé être assujettis à un système hautement réglementé alors que ces nouveaux joueurs agissent en diffuseurs sans être soumis aux mêmes obligations;
  • Si certains considèrent que la solution réside en une plus stricte réglementation afin de niveller le marché de manière équitable, d’autres considèrent que des solutions commerciales peuvent exister (telles l’imposition de “fees for carriage” (redevances) à ces néo-diffuseurs);
  • Câblos et radiodiffuseurs investissent dans le contenu canadien en amont de la production de contenus, alors que les services OTT profitent des librairies de contenus canadiens sans contribuer en retour à la création de nouvelles productions.

Ces doléances ont amené une coalition de l’industrie à saisir le CRTC sur ces questions au mois d’avril 2011.
La question de l’avancement de cet épineux dossier a pu être posée directement au président du CRTC dans le cadre de son annuel petit-déjeuner à Banff.     Un public attentif a pu entendre Konrad von Finckenstein déclarer que la réglementation des services OTT n’était pas considérée dans l’immédiat, mais qu’il était évident que l’environnement de diffusion en ligne avait évolué de manière considérable au cours des dernières années et qu’il était aujourd’hui essentiel de surveiller de près la nature de ces phénomènes et leur impact sur le système de radiodiffusion canadien.      À ce sujet, le CRTC a d’ailleurs émis le 25 mai dernier l’Avis de consultation de radiodiffusion et de télécom CRTC 2011-344

Le Conseil estime que l’évolution du système de radiodiffusion et des développements afférents dans les télécommunications, combinés à l’accélération du rythme des changements, justifient d’entreprendre l’étude de la nature de ces changements et de leur incidence sur le système canadien de radiodiffusion.

Dans le présent avis, le Conseil amorce une Cueillette d’informations afin d’offrir aux parties l’occasion de fournir de l’information quant aux répercussions de la programmation alternative croissante sur le système canadien de radiodiffusion, ainsi que de les commenter. Le Conseil tiendra compte des observations déposées au plus tard le 27 juin 2011.

En conclusion,  Von Finckenstein a rajouté : “Tout notre système de radiodiffusion est bâti sur le concept de l’accès au réseau. À ce jour, nous sommes ceux qui octroyons les licences et donnons accès au réseau de diffusion (radiodiffusion et télécommunications).  Mais l’environnement numérique actuel nous amène à réfléchir au système dans son ensemble.”

Bref, retenez bien un des mots-clé de cette année: “OTT”.  S’il s’agit pour l’instant d’une opportunité de marché pour les producteurs de contenus qui trouvent chez ces joueurs d’enthousiastes acheteurs, plusieurs s’inquiètent de l’impact qu’auront ces nouveaux venus sur l’équilibre de la compétition dans le contexte particulier de notre système et sur la vitalité de la production de contenus canadiens.

Catalina Briceno | Directrice, veille stratégique.

Opération Banff

L’équipe du FMC se prépare présentement en vue d’un des événements les plus importants de l’année en termes de veille:  le Banff World Media Festival.  Cette manifestation annuelle permet à plusieurs centaines de professionnels des médias de se pencher sur les grandes tendances et enjeux de notre industrie, et de réfléchir ensemble aux problématiques du moment.

Pour la première fois cette année, notre équipe sur place se servira du blogue Écran de veille afin de vous rendre compte en direct de ses découvertes.  Visitez-nous quotidiennement et tenez-vous informé des plus récentes percées technologiques, des derniers développements dans l’industrie de la production de contenus et des pratiques émergentes et innovantes.  Vous pouvez également toujours nous suivre en direct via Twitter (@CMF_FMC).

En outre, Le Fonds des médias du Canada est un des partenaires principaux du Festival, et plusieurs membres de l’équipe participeront aux sessions à titre de panélistes ou d’experts. Les inscrits pourront notamment venir entendre et rencontrer notre équipe lors des sessions Tech Hub: Versioning in Canada and Development of New Markets et Canadian Funding: Where to Look.

De plus, l’événement CMF Town Hall fera le point sur la première année d’opération du Fonds et permettra à Valerie Creighton, Stéphane Cardin et Sandra Collins de rendre compte de nos avancées.

Que vous soyez sur place ou non, nous vous invitons à nous faire part de vos questions et réflexions ici, ou via notre compte Twitter (@CMF_FMC).  Nous avons hâte de vous lire.

Bon festival!

Lancement du blogue “Écran de veille”

La création du Fonds des médias en juin 2009 a marqué le début d’une nouvelle ère dans l’industrie audiovisuelle canadienne en prenant compte de la profonde mutation qui se joue dans notre industrie depuis l’avènement des nouvelles technologies numériques.

Très vite, la haute direction du FMC, appuyée par son conseil d’administration, a exprimé la volonté de se mettre en diapason avec le milieu de la production télévisuelle et numérique,  et de constituer une équipe d’intelligence d’affaires afin de s’assurer que les politiques et les programmes du Fonds sauraient correspondre aux réalités d’affaires et opérationnelles des entreprises bénéficiaires du FMC.  C’est avec cet objectif qu’a été créé le département de la veille stratégique et que j’ai eu l’honneur de me joindre à l’équipe du FMC à la fin d’octobre 2010.

S’il y a une chose que j’ai apprise de mes nombreuses années comme productrice et formatrice en médias numériques, c’est que le travail de «Veille stratégique» ne fait aucun sens au sein d’une organisation s’il demeure hermétique.  C’est pourquoi il nous semblait essentiel de créer ce lieu de partage.  D’abord, pour pouvoir partager avec vous nos découvertes.  Ensuite, pour permettre à nos analystes et collaborateurs d’exposer leur point de vue sur les différentes tendances de l’industrie.  Et enfin surtout,  pour vous donner une voix.  Vous, qui êtes les principaux acteurs de changement dans le secteur de  la production et la diffusion de contenus, nous vous invitons à commenter, à partager, à nous soumettre vos trouvailles et les sujets qui vous intéressent.  Ce blogue est pour vous.

Alors, bonne lecture et bienvenue!

Catalina Briceno | Directrice, veille stratégique.